Collégiale

La collégiale Sainte Marie-Madeleine (origines)  vielle5

En février 1413, Simon d’Espinay, récemment installé au manoir de la rivière, obtient du Duc de Bretagne (Jean II) de reconstruire er d’agrandir la Chapelle Sainte Madeleine.

Cette dernière était peu à peu tombée en ruine faute d’entretien depuis la cessation des activités de la maladrerie (établissement soignant les lépreux) qui avait au moyen âge justifié de l’édification de cette chapelle et de son cimetière.

Les habitants de Champeaux bénéficiaient de débouchés économiques liés à cet établissement.

Cette prospérité leur permet de construire l’église paroissiale Saint Pierre.

Mais cette église ne vaut guère mieux que la vielle chapelle en ruine en ce début du 15ème siècle.

C’est pourquoi ils demandent et obtiennent que le nouvel édifice soit également église paroissiale.

Le 24 avril 1437, le pape Eugène IV, sollicité par Robert 1er d’Espinay (fils de Simon) érige Sainte Marie Madeleine au rang de collégiale et d’église paroissiale.

Les travaux entrepris vont s’étaler sur pratiquement tout le XVème siècle.

Ils reprendont en 1550 afin de réaliser la chapelle d’Espinay, les tombeaux de Guy III d’Espinay et de son épouse Louise de Goulaine.

La crypte et une salle capitulaire sont également réalisées. Le clocher sera construit entre 1712 et 1723.

 

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La collégiale Sainte Marie-Madeleine (détails)

Chapelle de la vierge : au tympan, crucifixion entre la Vierge et Saint-Jean. Les panneaux sont du XVIè. On y voit une annonciation, Sainte Marguerite, Sainte Barbe, Saint Jean-Baptiste et Saint André. Au dessus de l’hôtel, une vierge en bois.

Chapelle Saint Jacques : vitrail de la Pentecôte. Les rayons du Saint-Esprit descendent sur les apôtres au milieu desquels la Sainte vierge est assise sur un trône. Autel du XVIIIè consacré à Saint-Jacques.

Chair : réalisée au XVIIIè siècle, son panneau central reproduit le sceau de la collégiale (Sainte Magdeleine qui porte son attribut traditionnel, un vase d’aromates avec lesquels elle a parfumé les pieds du Christ qu’elle découvre de son autre main. Les armoiries de la maison d’Espinay ont été grattées en 1793.

Chœur : au tympan (fin XIXè), le père éternel tenant sur ses genoux son fils mort a remplacé les écus d’Espinay et de Goulaine. La maitresse vitre représente la crucifixion avec en bas la mort de Sainte Marie-Magdeleine.

Chapelle seigneuriale : vitraux représentant le sacrifice d’Abraham. Cette chapelle funéraire contenait le tombeau de messire Jean, premier marquis d’Espinay et de Marguerite de Scépeaux. Détruit à la révolution.

Chapelle Saint Julien : également appelée Sainte Barbe du fait du vitrail représentant son martyr. Fondée à la fin du XVè par Guy Ier d’Espinay pour y mettre son tombeau et celui de son épouse (il n’y a plus de trace).

Tombeau de Guy III d’Espinay et Louise de Goulaine : en marbre et calcaire avec des ornements somptueux.

Stalles : du XVIè remarquablement conservées. On y voit les initiales de Guy II d’Espinay et Louise de Goulaine, mariés en 1528. Un jubé fermait le chœur. Détruit durant la révolution et aurait servi de bois de chauffage